L'Esprit du Québec | Brainstorm

 

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Question: Vous disiez qu'on ne pouvait exiger l'engagement d'un homme mais le laisser lui-même cheminer. Mais comment faire s'il ne bouge pas?

Pauline

Réponse: Il est vrai qu'on ne peut forcer un homme à s'engager s'il ne le désire pas. Mais ce refus ne démontre pas qu'il a raison. Par ailleurs, il est des hommes, tout comme des femmes, qui n'éprouvent pas cette envie absolue de vivre en couple. Ce qui est aussi tout à fait normal. Ainsi lorsque vous désirez vous engager avec un homme, vérifiez d'abord avec lui s'il désire aussi le faire. Et si oui, ne prenez jamais pour acquis la parole d'un homme. Vous devez le faire passer à l'acte car tant qu'il n'est pas forcé d'agir, il parle. Ainsi il a été programmé. Acceptez cette réalité mesdames, plutôt que de vous y soumettre et réagissez.

Que signifie l'engagement d'un homme envers une femme? Je le dis souvent, le rôle de l'homme dans un couple est principalement celui de faire plaisir à sa femme. Qu'est-ce que ça signifie? C'est poser un geste qui ne lui fait pas nécessairement plaisir, sachant qu'il fera plaisir à l'autre. Cette générosité est à la base même de toutes les relations saines et riches. La générosité développe la noblesse du cœur et le raffinement de l'esprit. Une femme qui fait plaisir à un homme est une servante, mais l'homme qui fait plaisir à sa femme est noble. Il en va ainsi parce que la femme possède un sens inné pour l'échange et pas les hommes. Plus un homme donne, plus la femme est généreuse. Moins l'homme donne, plus la femme s'épuise à compenser son égoïsme. S'il n'y a pas cette magnanimité dans le couple, la relation devient stérile et vire en une compétition infecte, à savoir lequel aura le monopole de la force du couple. Or la générosité dans une relation quelle qu'elle soit, dépend de l'autonomie de chaque individu. Si l'un d'eux est dépendant, la générosité sera à sens unique. C'est très malsain.

Cette clémence, cette abnégation, ce don de soi sont des sphères qui restent encore sous-développées chez les hommes quand leur mère ne leur a pas appris et que leur femme s'est soumise aux attentes de son mari. Les mères négligent souvent d'éduquer leurs fils. Elles les laissent à eux-mêmes en pensant qu'ils vont apprendre tout seul. Elles veulent respecter leur rythme, disent-elles. On laisse moins une fillette à la dérive, on lui parle d'autonomie, de débrouillardise. Et que disent les mères à leurs garçons? Rien. Est-ce une manière inconsciente de la part des femmes de se venger du père de leur garçon que de ne pas le former au combat de la vie ? Soyons réaliste, si on ne dit pas au garçon que la vie est dure, alors c'est encore une femme qui le fera à sa place. Un enfant, fille ou garçon, ne doit pas être laissé seul à son rythme intérieur. Il doit apprendre à vivre en société, ce n'est pas inné! Il doit être éduqué et plus tard dans sa vie adulte, refaire son identité à partir de sa propre force intérieure. C'est le lot de l'être humain que de dépendre au cours des premières années de vie et c'est une erreur fondamentale de croire qu'un enfant s'élève tout seul ou dans les services de garde. Plus que jamais sollicité par la société de consommation, les barrières des parents doivent s'épaissir pour protéger le mental vulnérable car non-développé de leurs enfants.

Ainsi, une fois adulte, vous ne pouvez pas comprendre cet esprit de magnanimité dans les relations, lorsque vous n'avez pas reçu de guidance. À moins d'avoir un sens innée des échanges humains ou d'avoir eu un mentor ou une curiosité naturelle pour les relations sociales. Les femmes sont plus aptes dans les relations mais pas nécessairement plus généreuses. Justement on confond souvent leur aisance à se soumettre avec de la générosité. Or la générosité est un acte volontaire. La personne doit être consciente de ce qu'elle donne. Et la femme ne l'est pas la plupart du temps. On lui soutire, on lui vole, la société exige des femmes qu'elles se soumettent à une certaine image d'abnégation. Autrement la femme est perçue comme égoïste, comme mauvaise, et quel homme en voudra, quel homme puisque prendre ses responsabilités est devenu trop difficile pour lui? C'est le piège de la femme. Apprendre à décider quand cela lui convient de se donner et de donner sans subir les foudres d'un homme dépourvu.

Chez l'homme, c'est plutôt l'image contraire qui est valorisée. On lui apprend que s'il obtient ce qu'il désire, il est quelqu'un, il réussit. Il en va des affaires comme de son couple. Mariage réussi donc sans divorce. Peu importe l'état dans lequel se retrouve la femme. L'homme doit apprendre à ne plus user les forces vitales de la femme. C'est un premier acte de générosité de sa part. Mais c'est à la femme de PARLER!!! Si la femme ne dit rien, l'homme ne PEUT PAS LE SAVOIR!!! Mesdames, de grâce, exprimez donc sans émotions les choses qui vous font du bien et qui vous font mal. Expliquez-les souvent à votre homme. Il n'a pas été programmé pour entendre vos revendications. Si vous voulez continuer votre vie de couple, ne soyez pas gênée de lui répéter même s'il vous accuse de tous les maux. Et s'il devient violent, c'est que vous venez de toucher sa corde d'impotent. L'homme est devenu impotent. Cela le choque et il déverse cette agressivité sur vous. N'acceptez jamais sa violence. Rappelez-lui plutôt que s'il vit de la colère, il est responsable de la gestion de cette énergie explosive. Ne vous sentez pas coupable de votre sensibilité, de vos besoins différents. Nous ne sommes pas conçus de la même manière et tant que votre homme ne comprend pas cette évidence, vous êtes son objet.

Le plus grand problème qui se pose dans le couple pour l'homme autant que pour la femme est l'insécurité : la peur de perdre l'autre. Si les femmes ne parviennent toujours pas à faire entendre leurs revendications aux hommes, c'est parce qu'elles ont peur de vivre seule, peur aussi de se retrouver seules avec la responsabilité familiale, ce qui représente une réalité très lourde à assumer. Éduquer un enfant seule est extrêmement épuisant. S'il faut rester performante au travail et belle au lit en plus, vous ne vivrez pas longtemps.

L'insécurité de l'homme vient lorsque sa femme devient trop belle. Il sent qu'elle le surpasse et cela le force à s'élever lui-même alors qu'il ne l'a pas choisi. S'il ne fait rien pour s'améliorer, un autre homme viendra lui voler sa femme. C'est pour éviter ce travail que l'homme devient écrasant pour sa femme. Plutôt que d'encourager sa beauté, il cherche à la détériorer. Alors il se compare à elle, il revendique les mêmes choses qu'elle et lui laisse les responsabilités pour la surcharger de travail, pire il l'ignore! Il n'y a pas mieux pour user quelqu'un et l'enlaidir. C'est ainsi que la libération des femmes a subrepticement dérivé vers le libertinage des hommes. Et les femmes ne savent plus comment corriger cette déviation des hommes vers leur quête-du-plaisir-sans-les responsabilités. Il est donc très difficile de remettre la part d'engagement des hommes dans leurs mains, habitués qu'ils sont à meubler leur temps dans leurs intérêts uniquement. Où est la générosité? Comment en sommes-nous arrivés là? Parce que la majorité des femmes a encore peur de se retrouver toute seule, programmée qu'elles sont à vivre aux crochets de l'homme.

Le non-engagement des hommes vient donc de la peur des femmes à ne plus trouver mari, et du manque de maturité émotionnelle des hommes chez qui l'on tolère la recherche du plaisir et la fuite des devoirs. Par ailleurs, la violence des hommes est un facteur extrêmement troublant et néfaste dans les couples. Les femmes éprouvent une grande peur devant cette menace qui les empêche de parler. C'est la pire chose qui puisse survenir dans un couple. Il faut à tout prix réagir et dénoncer la violence d'un homme qui se déchaîne parce qu'on lui demande d'agir en homme responsable.

Un couple est un alliage de deux individus autonomes. À partir du moment où l'homme et la femme sont tous deux responsables de leurs insécurités propres et qu'ils n'utilisent pas l'autre pour y déverser leurs incapacités, le rôle de l'homme est de faire plaisir à sa femme car celle-ci le lui rendra par sa luminosité accrue.

Suggestion :

Si vous voulez aborder le sujet de l'engagement chez l'homme, il est préférable de vous annoncer et de vous entendre sur certains termes AVANT d'entamer la relation. Ensuite, ne jamais avoir peur de rappeler ces termes en cours de relation, d'aborder les sujets délicats qui stimule la violence de l'homme et de dénoncer cette agressivité qui touche soit mentalement soit physiquement. On peut éviter la rupture en développant de part et d'autre la sagesse nécessaire au développement d'une synergie. Chez la femme, elle doit développer la maturité de parler sans émotions, et l'homme de ne pas accuser l'autre en assumant qu'il a aussi des devoirs envers le couple qui ne sont pas toujours de l'ordre du plaisir. Recourir à la menace de rupture trop souvent reflète une immaturité et entretient une impasse dont il est difficile de se sortir seul. Souvent l'un des deux ou les deux ont besoin de personnes extérieures pour se faire éclairer sur leur comportement. Vivre un couple à la fois libre et engagé, donc dans le respect des deux entités, exige donc de s'affranchir de ses insécurités affectives. De cette maturité profonde surgit une générosité indispensable au plaisir réel de la vie à deux.

Question: Vous mentionnez que "Dieu a créé les humains et qu'un autre Dieu a créé cette planète..." Mais quels sont ces Dieux? Je croyais que Dieu était comme une Pure Énergie... et que nous venions de cette Énergie... merci de m'éclairer sur ces Dieux et dites-moi d'où venons-nous?

Lorraine

Réponse: Chacun de nous a été engendré par une parcelle de feu provenant de l'esprit du dieu qui nous a créés. Les dieux sont des êtres qui ont développé un espace de conscience si large qu'il équivaut à l'éternité. Ces êtres, les surdoués du cosmos, sont donc capables de créer des univers qui permettent de parfaire la compréhension et la manifestation des mondes les plus élevés comme les plus denses. Les planètes sont donc le résultat d'études faites par les grands de l'univers. Ainsi, certains dieux étudient les planètes, d'autres les créatures qui y vivent.

Le rythme et la nature de la Terre ont été conçus par celui qu'on appelle Lucifer. Ce dieu a réussi de manière exceptionnelle à doser les éléments de sorte qu'une vie puisse être respirée à la surface du globe. Nombre de dieux furent jaloux de cette conception magnifique.

Les êtres créés pour habiter la Terre reflètent également ce rare équilibre atteint dans le cosmos, ce qui fait de notre planète et de ses habitants, le point de mire de biens des races dans l'univers systémique. La race humaine, de par son lent processus d'évolution, est en effet parvenue à engendrer une rare beauté de la forme matérielle. La lumière a pénétré si lentement dans la chaîne d'ADN qu'elle a ainsi permis de ne pas déformer le corps matériel par une surcharge électromagnétique qui autrement pulvérise ou enlaidit la forme corporelle. La légende dit que nombre de dieux ont été si impressionnés par la beauté de cette race, qu'ils en seraient tombés amoureux et auraient engendré avec les femmes, ce qui aurait donné naissance à ceux que l'on nomme les demi-dieux.

Aujourd'hui, parvenu à un stade de perfectionnement dans la chair, la lumière agit maintenant sur la conscience de l'humain, dans le but d'en augmenter les paramètres à travers l'activité neuronale. Il sera possible que l'humain devienne éventuellement un dieu dont la puissance sera à la mesure de la lumière générée par son mental supérieur. Aux abords du troisième millénaire, cette supra-conscience sera au cœur des préoccupations de la race, afin qu'elle s'affranchisse de toute forme de soumission et de harcèlement mental. Chaque individu devra développer une conscience suffisamment puissante pour démasquer le mensonge spirituel, celui par lequel les hommes se sont crus soumis au processus de la mort plutôt qu'à celui de la vie éternelle.

Les nouvelles conditions de cette conscience planétaire permettront une telle victoire sur les forces anti-humaines. Les femmes seront des initiatrices de premier plan dans ce vaste remaniement des consciences. Elles aideront les hommes à transcender les pièges de la sensualité qui déforment l'objectivité. Ceux-ci pourront s'apercevoir enfin que la raison est totalement aliénée aux émotions et à la conscience animale de l'être et donc qu'elle ne représente pas l'objectivité qu'ils croient. Les femmes, et elles doivent d'abord en assumer froidement la réalité, initieront les hommes à la compréhension des ressources télépathiques entre l'individu et les plans subtils. Les hommes n'ont pas cette connaissance de l'invisible innée chez la femme. Ils devront donc perdre l'illusion de dominer le monde matériel qui n'est que le terminal d'un univers multidimensionnel auquel les femmes ont facilement accès mais qu'elles ont du mal à communiquer. Est-ce un vieux souvenir du temps de l'Inquisition qui empoussière encore la mémoire de l'inconscient collectif ? Il faudra pourtant finir par en sortir afin que chacun puisse, seul en cette conscience supérieure, saisir la puissance de la lumière et aider les autres à la comprendre.

Question: Bonjour Sylvie. Je suis en couple depuis un an et j'ai une fille de quatorze ans. J'ai une personne ressource (psy. familiale et+) mais j'ai bien des points d'interrogations. Je me suis toujours dit que je ne manquerais pas d'argent et que dans les bas, je ferais une grosse vente, que j'aurais un chèque inespéré. Mais ça ne marche pas. Tu dis d'arrêter de désirer, mais je ne peux pas faire autrement que de désirer d'avoir les contrats pour lesquels nous avons soumissionné. Comment vivre ça quand en plus l'argent mine ma vie de couple? Tu peux sûrement me guider. Merci.

Josée

Réponse: D'abord, vous devez prendre conscience de la panique qui vit à temps plein dans votre tête. Vous êtes dominée par l'insécurité. Vous laissez cette peur prendre toute la place dans votre mental, vous en êtes la victime et la seule manière que vous avez trouvé pour vous libérer de cette peur, est de rêver à des voies faciles. Pourquoi? Parce que vous êtes prise dans une situation d'urgence et le moyen le plus rapide est de compter sur des éléments extérieurs, des sauveurs! Or cette fausse magie n'arrive jamais, elle touche à la naïveté, et au sentiment profond que ce n'est pas la bonne voie. Vous êtes piégée et alors la peur revient. Lorsque je dis de ne pas désirer, c'est que dans un mental rempli de peur comme le vôtre, ce désir que vous formulez formera une énergie équivalente à la peur. Ainsi plutôt que de s'acheminer dans les sphères de création, la réponse se loge en vous sous forme d'une dualité : le désir se pose en duel contre la peur. Encore une fois, cela a pour effet d'accroître l'angoisse, le sentiment d'échec, et mine vos forces intérieures plutôt que de les doubler. Avant de formuler une pensée à notre esprit, il est primordial de s'éloigner du désir et de la peur. Ils sont synonymes. Le désir vient du fait de manquer de quelque chose (vous devez l'avoir lu dans La quête du détachement que vous m'avez dit avoir en main). Le sentiment du manque engendre la peur. Voyez-vous? C'est un cercle infernal duquel vous devez apprendre à vous sortir sans chercher la facilité. Autrement, toutes les questions et les désirs que vous formulez dans votre mental se coinceront dans ce duel désir/peur, bloquant la synergie en vous et à l'extérieur pour que les choses arrivent.

Par ailleurs, une fois ce détachement fait, les choses n'arrivent pas nécessairement tout de suite. Il vous faut ensuite traverser plusieurs portes avant de comprendre comment votre baguette magique personnelle fonctionne. Ne brûlez pas les étapes, demeurez réaliste et patiente envers vous et les événements. Rien ne sert de paniquer. Cela crée plus de brouillard que de solutions. Là où vous en êtes, il s'agit de poursuivre simplement ce que vous avez commencé, sans vous presser. Les problèmes d'argent ne doivent pas vous dominer. Poursuivez calmement vos objectifs en vivant selon votre budget. Mais vous devez continuer d'avancer vers les choses que vous avez déjà entreprises. Le découragement est tout à fait normal, le doute aussi, mais comme je le dis souvent : vous empêchez-vous de sortir dehors lorsqu'il pleut? Non, vous prenez un parapluie pour vous protéger. C'est la même chose dans les affaires. En période plus précaire, ménagez vos forces pour l'essentiel. Allez aux priorités. Ne brûlez pas vos énergies en paniquant. Observez les choses et les gens qui vous dominent. Et réagissez à ces dominations. Vous n'êtes la victime de personne à moins que vous n'ayez perdu tout espoir pour vous-même, ce dont je doute, à vos questions. Au contraire. Sachez aussi que vos principaux ennemis sont invisibles et qu'ils sont dans les replis de votre mental. La peur et le désir sont les principaux ennemis de l'homme. Ils nous ramènent à une quête essentiellement sensuelle et matérialiste, ce qui est totalement opposé à notre nature. Les femmes en souffrent plus que les hommes à cause de leur sensibilité télépathique à la nature divine des humains. Les hommes devront développer cette aptitude si nous voulons parvenir à un monde meilleur.

Évidemment, il faut demeurer réaliste. Ne demandez pas à gagner la loterie. Ne recherchez pas la vente impossible dans un moment de panique; votre esprit rira de vous. Vous n'obtiendrez rien ainsi car le premier but de cette précarité vise à ce que vous trouviez votre force intérieure en apprenant à être plus forte que l'insécurité. Si, dès que vous ressentez une inquiétude, vous rêvez à la vente formidable, vous n'avez rien développé du tout en vous, alors il ne se passera pas grand chose à l'extérieur. S'assumer c'est apprendre à vivre dans l'insécurité jusqu'à ce qu'elle nous soit indifférente.

Alors, tâchez de prendre les choses une à la fois. Commencez par assumer le tarif établi par votre profession, par élargir votre clientèle et comprenez que votre succès est à la mesure de votre cheminement intérieur et de la confiance que vous gagnerez à poursuivre ce travail vers vous-même. Ne désespérez pas. Vous êtes la personne la plus importante, ne l'oubliez pas. Le reste est superflu. Demeurez dans le moment présent, car c'est là que vous comprendrez les mécanismes qui entravent les pouvoirs réels de votre baguette magique.

Question: Qu'est-ce que je fais sur la terre et maintenant que j'ai 39 ans, qu'est-ce que je peux faire pour faire du bien avant de partir?

Sylvie

Réponse: Vous êtes encore si jeune!
Pour faire du bien, le plus important est de faire en sorte que vous alliez bien. Que vous puissiez trouver l'équilibre à chaque instant de votre vie. Cela implique une bonne part de votre temps et de votre énergie. La vie étant remplie d'adversité, cet équilibre est précaire et il n'appartient qu'à vous de le maintenir. Personne d'autre que vous sur la planète ne peut s'occuper de cette cohésion interne. C'est donc en vous souciant de cet équilibre que vous allez pouvoir le mieux faire le bien dans le monde.

Si vous vous demandez ce que vous faites sur la terre, c'est que votre conscience de vous-même n'a pas fini son périple involutif. Il est de votre responsabilité de découvrir les réponses à cette question afin de vous acheminer vers votre zone créative. C'est à partir de là que nous pouvons réellement gérer nos forces internes sans être manipulé par la masse, par la société de performance, par notre milieu familial et la pression qui est rattachée au sentiment d'appartenir à un clan. Vous devez apprendre à vous appartenir. Cela signifie questionner chacune de vos décisions afin de vous assurer qu'elles répondent à vos besoins propres, ceux qui aliment votre créativité. Un truc : tout ce qui vous donne de l'énergie est bon pour vous. Tout ce qui vous en enlève, est mauvais. La peur est un agent destructeur d'énergie. Commencez par observer les sentiments de peur qui vous habitent et vous vous apercevrez de ce qui vous prive de vos énergie créatives. Sachez identifier vos besoins, les reconnaître, négocier, accepter votre différence, découvrir qui vous êtes, l'apprivoiser, comprendre la solitude psychologique rattachée à cette quête intérieure, saisir les mécanismes de l'esprit. Cette recherche du Soi devient l'activité tributaire du plaisir réel de l'être. Nous pouvons tous nous explorer jusqu'à cent ans!

Voilà : vous éveiller à votre source est la meilleure chose à faire avant de partir. Et puis, vous pouvez partager vos découvertes avec d'autres chercheurs de lumière.

Question: Dans l'un de vos drapeaux, il est inscrit que: Dieu, c'est la faculté de se déplacer sans détruire sur son passage le monde en évolution; pouvez-vous élaborer ce sujet?

Lorraine

Réponse: Dieu a créé les humains et les a disséminés sur la terre, mais il n'a pas créé la galaxie dans laquelle elle évolue. Or, cette planète a été créée par un autre dieu. Il a donc fallu que le premier respecte les consigne du deuxième pour que les humains que nous sommes puissent évoluer à leur tour.

Se déplacer sans détruire signifie créer dans le respect. Créer, c'est générer un mouvement qui maintient les choses en lumière, en synergie, en équilibre. Se mouvoir est indispensable à toute forme de création. Et comme les lois cosmiques sont inviolables, tout dommage causé dans un univers crée des séismes déséquilibrant ailleurs. Ainsi, les dommages qui surviennent sur la planète ont des répercussions négatives dans tout l'univers local.

Les humains n'ont pas une conscience suffisamment ajustée pour concevoir sans détruire parce que leur imaginaire est confiné à une finalité matérielle. Quand les hommes comprendront comment voyager en esprit et créer des mondes à partir de ce plan, alors ils se déplaceront dans le respect des autres mondes. Pour l'instant, leur conscience trop émotionnelle les confine à ne percevoir que leurs déplacements physique et à imaginer que la conquête doit se faire au détriment d'un autre : or si un territoire est si aisément violé, occupé, c'est que dans le mental des humains, le degré d'hypnose est tel (endormis par la lourdeur du corps) que d'autres entités d'univers parallèles assiègent leur conscience empreinte d'animalité. Et tant qu'un être ne fait pas le ménage de son territoire mental, il ne peut reconnaître que d'autres mondes existent.

Ainsi, lorsque notre conscience sera parfaitement ajustée, nous aurons à notre tour la faculté de créer des mondes dans le respect des forces universelles. Mais il nous faudra pour cela nous affranchir de l'animalité en nous, de l'émotion dans le mental qui engendre l'intellect. L'intellect est responsable de réduire la puissance de la lumière qui crée les mondes à une lampe de poche dessinant un rond sur la page d'un livre. Nous avons si peur de voir d'où nous venons. Pouvons-nous alors comprendre l'ampleur d'une œuvre divine sans tomber dans le mythe de dieu? Il faut être pourvu d'un mental froid et neutre pour saisir dieu et comprendre comment un tel être se déplace. C'est à ce stade psychique que de nombreux individus veulent accéder mais sans perdre les acquis d'une conscience animalisée. Il faudra pourtant un jour choisir entre l'intelligence et l'animalité qui détruit tout sur son passage.

Question: J'ai remarqué que dans ma tête, il se fredonne souvent des chansons. Je m'explique surtout quand je travaille, si quelqu'un passe près de moi et chante le refrain d'une mélodie connue, je me retrouve quelques minutes plus tard, sans le vouloir, avec la chanson en tête! Comme si c'était contagieux... De plus, c'est très difficile de me débarrasser de ces chansons. Combien de fois j'ai entendu des gens dire: "J'ai une tune plate dans la tête." La chanson et la musique sont rarement abordées. Comment s'accrochent-elles à nous? Pourquoi cela nous attire-t-il au point de devenir des fans de certains chanteurs, chanteuses ou groupes? Pour revenir aux chansons dans ma tête... je me suis déjà posé la question à savoir pourquoi ma tête était un juke box! La réponse a été la suivante: "C'est pas compliqué, c'est comme quand tu arrêtes ton auto : la pile continue à faire circuler un peu d'énergie dans ton tableau de bord parce que sinon tu perdrais l'heure qui y est affiché!"

Que dois-je en conclure?

Sébastien

Réponse: Vous devez en conclure que vous êtes un poète! Et comme tous les poètes, vous êtes influencé par votre environnement.

Votre explication est juste. Je vais la développer en l'abordant du point de vue évolutionnaire. Disons que la voiture c'est vous, l'heure affichée au tableau de bord sont vos programmations et l'énergie de la pile, évidemment, c'est votre capacité créative. Notre famille, notre éducation, le peuple d'où nous sommes issus, la race humaine forgent à l'intérieur de nous des programmations, c'est-à-dire des angles de vue, des manières de voir les choses que nous apprenons à exprimer ou à inhiber. Tout ce conditionnement crée un agencement affectif qui résonne dans les cellules et dans le mental. On pourrait dire que les programmations engendrent en nous des manières spécifiques de vibrer à l'environnement. Vous ressentez comme plaisantes ou déplaisantes les musiques que vous entendez. Les souvenirs y sont pour quelque chose, donc la mémoire joue un grand rôle dans notre rapport avec la musique.

Cependant, lorsque nous mémorisons facilement les éléments extérieurs de l'environnement, c'est que nous sommes le plus souvent en mode réceptif. Nous acceptons de nous laisser influencer au point que l'univers d'un autre devienne nôtre. Nous avons tendance à puiser à l'extérieur de nous des forces créatives que nous aurions intérêt à développer à partir de nous-même également. Comment? Les programmations qui nous ont forgées doivent un jour être remises en question. Elles ont servi de cadre temporaire à l'enfance. L'adolescent tente maladroitement de s'en affranchir et à l'âge adulte, nous devrions tous avoir conscientisé ces schèmes extérieurs qui nous ont bâtis "artificiellement". Autrement, nous ne pouvons atteindre une autonomie psychique et nous sommes dépendant, à la remorque des autres. Nous sommes obligés de manipuler les autres pour ne pas sombrer dans la panique intérieure causée par ce manque d'autonomie.

Pour en revenir à votre tableau de bord, l'heure qui est affichée représente l'heure à laquelle tout le monde se synchronise du point de vue pragmatique, pour la performance de l'organisation dans la communauté. Mais votre heure intérieure, vous n'avez pas besoin de la garder en mémoire puisqu'elle se manifeste en vous. C'est, disons, votre essence vitale, votre moteur de vie, votre manière de vous exprimer à chaque seconde qui donne l'heure juste! Votre heure est celle qui vous tient en éveil, qui vous donne accès à votre identité intérieure propre, celle qui vous libère de la peur de l'inconnu. Ce n'est pas la même heure pour tous. C'est votre propre musique, votre tonalité à vous, votre note. Celle-là, est-ce que vous la fredonnez aussi souvent que les autres chansons? La sentez-vous résonner quelque part en vous?

Un fan, n'est-il pas celui qui croit plus en celui qui le fascine qu'en lui-même? Et si le fan se mettait à développer son propre potentiel? Bien sûr, c'est effrayant de découvrir que nous ne sommes pas comme ceux que nous admirons. Mais nous ne pouvons être la réplique d'une autre personne. S'attacher à une idole ne cache-t-il pas la peur de se développer soi-même, peur de ne pas être aussi bon que l'autre? Et si nous ne sommes pas exactement comme notre idole, en valons-nous encore la peine? Sans aucun doute! Vous êtes unique, mais vous ne savez pas comment le manifester. Contrairement à ce que l'économie de marché nous amène à croire, le monde a besoin de cette diversité. Et seule votre contribution permettra à notre société d'être plus riche, humainement parlant. C'est bien d'écouter les autres chanter, de s'imprégner de leur univers, mais le vôtre est tout aussi important, qu'il soit médiatisé ou non.

Alors cher poète, pourquoi ne pas composer vos propres vers sur la musique qui reste collée à vos neurones?

Question: Comment me débarrasser de la frustration et du ressentiment qui mine mon énergie? Sont-ils des sentiments différents de la colère ou la peur?

France

Réponse: Toutes les émotions sont fonction d'un manque d'ajustement entre la nature de l'âme et de l'esprit, comme si ces deux dimensions de l'être se dirigeaient en des endroits différents. Lorsque la pensée créative de l'esprit trouve une résistance dans l'âme, le taux vibratoire de l'individu s'altère privant le corps physique de sa pleine vitalité.

La frustration et le ressentiment proviennent plutôt d'une culpabilité à agir. Vous savez où vous devez aller, mais vous bloquez l'énergie du mental pour satisfaire les limitations de l'âme incitant le petit moi au désir de plaire et à la peur de déranger. Cette question soulève le rapport que vous avez envers votre environnement, votre milieu familial ou professionnel bref, les autres vous empêchent d'agir; du moins, c'est cette limite que votre âme identifie. Or vous savez que personne n'a la possibilité de vous empêcher d'agir, si vous n'avez pas d'abord en vous décidé de leur accorder ce rôle. Prenez donc conscience de ce fait : le pouvoir que vous accordez aux autres vous appartient en propre et il n'en tient qu'à vous de le reprendre.

Toutes les raisons sont bonnes pour cesser de grandir. La frustration et le ressentiment proviennent du fait de croire que les autres vous font obstacle alors que vous n'avez simplement pas déployé la force imaginative qu'il faut pour aller où vous désirez vous rendre. Plutôt que de laisser votre esprit bloquer par les autres, apprenez à l'enrichir par des expériences et des rencontres. Prenez conscience de ce fait : le pouvoir de l'imagination dépend de votre capacité à vous ouvrir mentalement pour rester en mouvement, donc libre et créatif.

La colère permet au moins de foncer pour débloquer mentalement le mouvement pourvu qu'elle soit utilisée dans la dimension de l'esprit et non contre vous ou contre les autres. Au contraire, la peur paralyse tout mouvement. La frustration et le ressentiment sont des agents d'empoisonnement qui proviennent de pensées négatives. Ces pensées ne sont pas humaines.

Par ailleurs, dès que vous affirmer une pensée, le doute vient frapper votre corde d'argent trois secondes plus tard. Si vous prenez le doute comme un obstacle alors votre imagination s'emploie à personnifier cette incertitude en utilisant des visages connus ou inconnus. En réalité, le doute devrait simplement permettre d'aller plus et non d'étouffer l'initiative. Prenez conscience de ce fait : ne pas s'attacher au doute vous permet de perpétuer le mouvement nécessaire à la réalisation de votre but.

La persévérance ne peut que vous conduire là où votre destin vous fera rayonner le plus!

Question: Comment peut-on se protéger de l'impression? Ex.: certaines personnes nous impressionnent, les rêves...

Chrystine

Réponse: L'impressionnabilité provient de l'émotivité qui ébranle votre aura jusque dans le corps. La première chose à faire est de commencer par observer ce qui vous fait réagir intérieurement. Une fois que vous l'avez identifié, prenez conscience de la peur qui vous paralyse dans vos actions, dans vos paroles. Puis progressivement, apprenez à parler de vos limites, de ce qui vous déplait dans la situation donnée, à la personne concernée. S'il s'agit d'un dépassement personnel, c'est le même procédé. Il est important de trouver quelqu'un à qui parler de vos peurs et de vos désirs. Cependant, choisissez une personne qui verra en vous les possibilités dont vous doutez vous-même.

L'impressionnabilité est le fait d'être emprisonné par le doute, ce qui paralyse votre mental. Alors vous ne perdez la capacité de "voir" l'aboutissement de vos ambitions et même leur nécessité. Vous entretenez la peur de parler de vos rêves, de vos limites parce que la perception que les autres ont de vous est en jeu. Souvent nous n'agissons pas pour ne pas déplaire à l'entourage, pour se conformer à ce qu'il pense de nous. Il faut refuser tout étiquette. Cet acte "politique" est le fondement même de l'identité.

Si vous êtes consciente des jeux qui se produisent dans votre champ d'énergie, vous pouvez observer les gens qui ont une influence sur votre "bulle". Pourquoi les laissez-vous utiliser vos énergies vitales? Vous n'avez pas le droit de vous réduire en vitalité. D'abord parce que vous vous appauvrissez de manière générale et que vous empêchez l'autre de devenir autonome. Si vous vous laissez appauvrir, c'est que vous aussi avez du mal à prendre la responsabilité de votre destin et que pour ne pas décevoir, vous préférez faire ce que l'on attend de vous.

L'impressionnabilité vient de l'état d'hypnose de votre conscience que vous refusez de réveiller parce que vous ne vous sentez pas assez forte pour supporter les mensonges qui vous entourent. Vous vous laissez impressionner par les gens et les rêves parce que vous trouvez que la charge émotionnelle est plus intéressante et attirante que votre propre intelligence. L'émotion n'est pas de l'intelligence. Elle engendre de la souffrance lorsqu'elle n'est pas soutenue par l'esprit.

Pour vous dégager de cette instabilité, il vient un temps où l'étude de ses corps subtils est inévitable. Car c'est à partir de l'état général de votre champ d'énergie que votre corps physique se nourrit. Ce corps, s'il est chargé de désirs non réalisés, cela signifie aussi qu'il est chargé des peurs correspondantes. Plus ce corps est surchargé, plus il est facile de l'ébranler. Cette pression indique qu'il est temps dans votre vie d'utiliser votre sensibilité pour devenir créative alors que présentement vous vous faites souffrir. Il est temps de passer à l'action pour oser des choses. À ce stade, je vous recommande de bien vous encadrer afin justement de ne pas agiter vos corps inutilement. Par exemple, si vous n'avez pas le courage de parler à quelqu'un, commencez par lui écrire, puis visualisez-vous en train de lui parler. Mais surtout, tâchez d'emmagasiner votre énergie, de vous faire des réserves pour avoir la force de vous exprimer jusqu'au bout. Et faites confiance! Ce que vous avez à dire correspond exactement à ce qui doit arriver pour vous et, c'est pour le mieux. Constatez comme vous vous sentez mieux après avoir verbalisé ce que vous pensez. Pourquoi? Parce que vous avez fait circuler votre énergie et celle de l'autre. C'est ça la fraternité humaine. Parler est à la base de la santé mondiale. Contribuez!

Question: Mon amie est lesbienne. Je me demande ce que tu penses de cette dynamique. Moi, je lui dis de se laisser aller pour combler son besoin d'amour.

Lorraine

Réponse: La question de l'homosexualité est extrêmement complexe et profonde. Elle fait beaucoup référence à la sexualité de l'être en rapport avec le monde extérieur, et sa manière de le concevoir. La question n'est pas ici de savoir si votre amie va combler son besoin d'amour ou non, elle relève de la force intérieure de son individualité, de son aptitude à se définir par elle-même. Le problème de l'homosexualité aujourd'hui vient justement du fait que nombres d'individus vont s'y réfugier pour sécuriser leurs angoisses psychiques ou déviations intérieures. C'est pourquoi nous connaissons une prolifération anormale de cette manifestation. Ce n'est pas l'homosexualité qui est anormale, c'est la multiplication du phénomène. Cela rend douteux le choix des gens en regard de cette orientation. Pourquoi? Parce que négliger de faire la démarche de questionner son rapport à l'amour entraîne le désir de trouver réconfort dans l'apparente similitude et harmonie chez la personne du même sexe.

Chaque individu de la planète se sent un jour ou l'autre marginalisé par rapport aux autres. De là naît une souffrance. Nous souhaitons correspondre à une vision normalisée et quand nous n'y parvenons pas, plutôt que de faire une recherche sur notre véritable identité, nous commençons par regarder les efforts que nous pourrions faire pour mieux correspondre aux critères de masse. Faut-il changer de look, changer de caractère, cacher des forces qui dérangent les autres, des différences qui sont mal vues?

Lorsque nous nous posons des questions sur notre identité sexuelle, cela démontre que nous nous cherchons encore et qu'une partie du soi ne se sent pas à l'aise avec cette image. Alors, pourquoi ne pas fouiller davantage les raisons qui nous empêchent d'accepter nos choix de vie. S'assumer n'est pas plus facile pour un hétérosexuel que pour un homosexuel. Des préjugés, il y en a pour tous.

De tout temps, les homosexuels qui s'assument n'ont jamais eu besoin de se regrouper pour s'assumer et revendiquer leurs droits. Le problème présentement avec l'homosexualité provient, entre autres, de la trop grande promotion qui est faite à ce sujet. Cette campagne de sensibilisation tend à déresponsabiliser la personne sur les conséquences de son choix de vie. C'est ainsi qu'elle peut en venir plus facilement à se sentir lésée ou accuser plus rapidement les autres de ses malheurs qu'elle met sur le dos de l'homosexualité. C'est comme un noir qui s'imagine que ses problèmes proviennent tous de sa condition raciale, ou comme le féminisme : il fut bon de créer des rassemblements pour forcer les gouvernements à adopter des lois qui protègent les droits, mais aucune femme n'est si bien protégée que par sa force intérieure!

Ainsi, le droit fondamental d'être homosexuel, c'est la personne elle-même qui doit parvenir à se l'octroyer. Si vous attendez que les gens vous acceptent tel que vous êtes pour accepter votre orientation sexuelle, vous serez toujours malheureux! Si votre voisin n'aime pas les chiens et que vous voulez jaser avec votre voisin, que faites-vous? Vous laissez votre chien chez vous ou bien vous vous donnez la grande mission d'aider votre voisin à aimer votre chien? Et s'il ne veut vraiment rien savoir? Conclusion, ce n'est pas parce que le voisin n'aime pas votre chien qu'il ne vous aime pas! C'est à ce niveau de délicatesse que les rapports entre individus se tissent, dans le respect des différences. Il faut s'accepter comme on est, mais aussi accepter les autres comme ils sont. Et bien sûr, comme nous vivons en démocratie, c'est la majorité qui a l'impression d'avoir le plus de droits. Il vous suffit maintenant de voir combien ce fait est une illusion!

Question: Comment puis-je régler mon problème de consommation? Les "gluants" de la drogue m'entourent. Je résiste quelques jours et hop, je retombe dedans. Les meetings de NA ou de AA, je ne suis pas capable. Me faire dire que j'ai une maladie, qu'elle est incurable et que seule ma puissance supérieure peut m'aider, au secours! J'ai besoin d'être guidée dans la lumière. Où est-elle?

Isabelle

Réponse: Tous les problèmes de dépendance sont reliés à une crise existentielle. Vous utilisez des substances pour engourdir la douleur d'exister, pour fuir les questions laissées sans réponse, sur le sens réel de votre vie. Lorsqu'on souffre et qu'on ne croise personne sur notre chemin pour nous baliser, on cherche à fuir. Mais lorsque fuir devient plus souffrant que d'assumer sa vie, alors on est obligé de se réveiller. On voudrait blâmer les autres, mais le chapeau nous revient toujours sur la tête.

Vous êtes à l'heure de regarder ce que vous faites sur terre. Vous êtes arrivée à la phase désillusion dans laquelle vous devez assumer tous les mensonges qui ont forgé votre existence et celle de vos semblables. Et cette souffrance vous semble insurmontable. D'abord parce que vous avez du mal à discerner, à trouver les réponses qui font votre affaire. Pour les trouver, vous avez besoin de lumière, comme vous dites. À défaut d'avoir la vôtre, vous devez suivre celle des autres. Et cela ajoute à votre souffrance. Que vaut la peine de vivre, si la vie doit être vécue par la fenêtre d'une autre personne que vous. Vous avez parfaitement raison de vous fâcher.

Voici qui sont vos ennemis véritables. Ils ne sont pas humains. Ils se cachent dans d'autres dimensions et vous affaiblissent en assiégeant votre mental supérieur. Ils vous font croire que vous n'avez pas d'identité, pas de force créative, pas de but et que vous êtes vouée à mourir. Alors pourquoi ne pas le faire tout de suite? Pourquoi faire l'effort de vivre? Tout cela est un immense mensonge qui ne vise qu'une chose : vous videz de votre énergie vitale. La drogue est le plus grand fléau de l'humanité. Ce n'est pas une maladie. Au même titre que toutes les formes de dépendance (amoureuse, à la nourriture, au jeu, au travail), toutes les drogues servent à tester la force intérieure des gens. La force d'assumer le mensonge dans lequel nous vivons et d'apprendre à vivre en supportant sa propre identité plutôt que le mensonge collectif.

La haine que vous générez est un outil formidable qui doit être utilisé envers les forces négatives qui vous harcèlent. Ce ne sont pas les humains qui vous en veulent, ce sont ces forces anti-humaines qui conspirent pour notre déchéance, en utilisant notre psyché comme siège social de leurs entreprises meurtrières. Sachez que rien ni personne ne doit vous dominer, mais que vous seule pouvez ordonner à ces forces de quitter votre mental. C'est un combat très dur dont nous sommes faits pour sortir vainqueurs. Mais pour gagner, il faut être prêt à supporter sa propre identité et à ne plus réagir face à tous les mensonges que l'on vous sert. Si vous réagissez violemment devant la domination, c'est que vous agissez trop tard dans la protection de votre territoire, alors vos énergies vitales sont récupérées par les forces anti-humaines. Apprenez à calmer vos ardeurs et à concentrer vos énergies dans des actions qui vous rapporteront à vous. Si on vous fait sentir coupable de ne penser qu'à vous, dans l'état actuel de votre démarche, alors changez d'environnement. C'est très important présentement que vous ne pensiez qu'à vous. Vous êtes très peu disposée à vous engager dans une relation sans vous y perdre car vous avez certainement tendance à trop donner, puis à vous fâcher quand vous n'en pouvez plus. N'attendez pas d'être vidée pour parler de vous.

Beaucoup de gens utilisent la drogue comme sédatif pour calmer leurs angoisses. Qu'arrive-t-il quand vous ne consommez pas? Eh bien, ça vous parle dans votre tête, sans arrêt. Et cela arrive à tous ceux qui consomment pour oublier, se calmer, etc. C'est ce verbiage auquel vous devez vous attaquer. Il n'y a pas d'autres solutions aux problèmes de dépendance et de dépression que de comprendre les mécanismes de votre esprit. Qui vous manipule? Pourquoi écoutez vous ce discours intérieur qui ne vient pas de vous? Pourquoi croyez-vous plus les autres que vous-même puisque vous seule avez la capacité réelle d'établir vos limites? Ne pas écouter ces phrases vous mettre en doute, prendre une distance avec ces questions sans fond ni sans fin et surtout vous entourez de choses lumineuses pour envoyer à votre être le signal qu'il peut retrouver sa vraie nature sont quelques outils. Mais surtout regardez-vous : chaque fois que vous n'avez pas affronté l'obstacle qui vous permet de parler de vous sans vous fâcher, vous retombez dans la drogue. Au lieu de consommer, pourquoi ne pas vous pardonner et aller chercher l'aide dont vous avez besoin pour développer cette force intérieure en latence? Constatez que dès que vous voulez être vous-même, vous faire plaisir, vous donner le droit à une bonne vie, vous vous mettez à douter et là, le train de pensée revient. La dépendance, ce n'est pas une maladie, c'est la source de toutes les souffrances humaines!

Quand vous sentez le verbiage reprendre son discours, évitez certaines personnes, allez prendre une marche, inspirez profondément, profitez-en pour faire des actions bénéfiques pour vous. Vous verrez que c'est là que tout bloque et que c'est là que tout peut débloquer. Vous la pressentez votre lumière puisque vous ne cessez de la chercher! Alors encouragez-la à vous pénétrer. Et c'est certain que vous gagnerez puisque vous êtes faites pour ce combat!

P.S. Je vous recommande fortement de consulter ne serait-ce que pour être guidée et ne pas rester isolée dans cette marée trouble.

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17 janvier 2012

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