Question: Quel est ce parcours initiatique qui nous
permettra d'ajuster notre conscience au diapason de l'esprit?
Lorraine |
Réponse: Vous êtes en train de le faire!
Nous appelons initiation solaire ce parcours initiatique qui nous mène
à l'absolution de nous-même. Il s'agit du dépouillement des mémoires
de l'âme dans notre corps vital et dans le mental cellulaire ainsi que
de l'apprentissage d'une gestion mentale de notre paix psychique. C'est
ce que vivent un nombre croissant d'individus. Cet éveil massif nous
mènera vers de profondes transformations de société.
Chaque individu est amené à éliminer de son mental les mémoires produites
par l'âme afin de s'affranchir des limitations involutives de l'ego.
En d'autres termes, ces mémoires doivent être brûlées par le feu de
l'esprit - d'où l'appellation d'initiation solaire - ce qui pousse l'ego
à effectuer un changement radical de vision. Dès que les mémoires sont
brûlées, les fondations de notre vie rattachée aux anciennes valeurs
sociales deviennent étouffantes, vides et dégradantes. Dès lors, vous
ne pouvez plus vous identifier à la société de laquelle vous êtes issu,
ni appartenir à aucun ensemble quel qu'il soit (institution religieuse,
secte, bref toutes les formes de monopole et de groupe supportant l'individu)
puisque votre conscience créative ne vibre qu'en fonction de vos besoins
intrinsèques.
L'ancien monde doit s'écrouler pour laisser place à la nouvelle race,
celle qui est en train de développer le troisième cerveau. Les gens
qui n'ouvrent pas leur conscience ne pourront jamais développer cette
nouvelle forme d'intelligence et se sentiront rapidement dépassés. Ils
tenteront de maintenir leur position de pouvoir social par tous les
moyens, même s'ils dérivent vers une violence d'une ampleur jamais vue.
C'est ce à quoi nous sommes en train d'assister présentement avec la
guerre inutile que Bush s'apprête à imposer avec son clan.
Les gens qui refusent de grandir en conscience ne peuvent absolument
pas comprendre ceux qui évoluent. Ainsi, il est inutile de s'acharner
à sensibiliser à leur esprit des personnes qui s'y opposent fermement,
même s'il s'agit de personnes proches. De tout façon, dans le contexte
extrêmement pénible que nous vivons, le déluge des forces négatives
va balayer sur son passage quiconque n'aura pas accepté de vivre l'initiation
solaire. Il s'agira pour chacun de ne pas sombrer dans le doute, ne
pas se faire paralyser psychiquement par la peur et aider les gens au
bord de l'éveil à faire le pas décisif vers l'autonomie mentale.
Nombre de gens sont en route vers ce passage intérieur important et
puissant. Beaucoup ne seront pas capables de le traverser, certains
que l'on croit forts s'écrouleront sur le pont et d'autres que l'on
croit faibles passeront sans difficulté. Il ne faut pas se fier aux
apparences mais à la manière dont les gens résistent à la tentation
des satisfactions immédiates qui nourrissent l'insécurité de l'ego plutôt
que sa créativité. |
Question: Si je chante des mantras seulement pour la
vibration du son, ce qui m'apaise ainsi que la musique, alors comment
puis-je attirer des entités?
Lorraine |
Réponse: Un mantra représente un égrégore astral
possédant un esprit. C'est donc l'esprit du mantra qui vous donne l'impression
d'être apaisée parce qu'alors vous n'avez pas à supporter votre propre
esprit. C'est un baume temporaire à la souffrance de votre âme qui n'a
pas encore atteint la maturité nécessaire pour supporter entièrement
par elle-même la puissante lumière de sa source.
Lorsque nous sommes en quête d'une paix à l'extérieur de nous (mantra,
secte, gourou, etc.), il y a toujours des entités psychiques qui rôdent
autour à la recherche des failles par où s'échappe notre lumière. Ne
pas se supporter produit une perte constante de notre lumière et de
nos énergies vitales. C'est ce qui attire les entités psychiques pour
qui nous sommes de la nourriture. |
Question: Qu'est-ce qui cause la folie de l'esprit
dans l'amour et le désir? D'où viennent les émotions?
Sylvie |
Réponse: Savoir que vous existez par vous-même
est très difficile à supporter et peut donner lieu à tous les dérapages
parce que les émotions deviennent une source d'angoisse plutôt que de
rester un moyen d'expression.
Il existe une étape au cours de l'éveil qui positionne l'être dans ce
que j'appelle le point de non-retour entre la folie et le génie. Après
cette étape, généralement, les gens commencent à reconnecter avec leur
source créative et à accepter de vivre avec cette réalité immatérielle.
Les émotions sont l'expression de l'âme, animées par la volonté de l'ego.
L'âme soumise à la pression de l'inconscient collectif colore le mental
supérieur, ce qui déforme la réalité et crée une souffrance psychique
; l'émotion est alors ressentie comme une angoisse qui noircit la fenêtre
de l'âme. Lorsque l'être ne peut plus percevoir le réel dans une conscience
claire, ce gouffre persiste et engendre un sentiment pénible de solitude,
d'abandon. La folie naît du sentiment de la perte d'avec le Soi. Mais,
dans le chemin de l'éveil, elle peut être saine car elle est la première
voie nous avisant qu'une réalité supérieure nous échappe. La souffrance
de savoir est liée au fait de croire que nos semblables ne la perçoivent
pas. Or, dès lors que nous ne pouvons plus nier qu'il existe une dimension
autre que matérielle, nous sommes obligés de prendre une distance avec
la pression sociale. L'inconscient collectif a été manipulé par la science
et la religion à savoir que la vie n'est que matérielle et qu'il faut
mourir pour rencontrer Dieu. La folie vient du fait de percevoir une
réalité invisible alors que l'inconscient collectif nous renvoie l'idée
que ces mondes n'existent pas. Il est facile de douter lorsque nous
sommes seul à voir. L'immensité de ce doute oppresse et qui nous oblige
à donner raison aux autres.
Ainsi, supporter la révélation des mondes parallèles peut générer la
crainte de sombrer dans la folie. La conscience est alors monopolisée
par une torpeur qui paralyse l'être, ce qui rend impossible le contact
avec l'esprit. Parfois, l'être se sent abandonné et peut voir dans le
suicide une alternative à son malheur. Mais aussi, lorsque cette noirceur
du mental renvoie constamment un signal de détresse à l'individu, son
système nerveux s'en trouve fortement ébranlé. Alors il perd la sensibilité
de son corps et de la vie en général. Il est un mort vivant. Beaucoup
de gens vivent ce degré d'engourdissement aujourd'hui parce que les
autorités leur mentent au sujet de leur potentiel humain réel.
Les gens sont amenés à réduire leur vitalité à un niveau tellement près
de la mort qu'ils n'ont plus la force que d'ouvrir la main pour prendre
des pilules et des recettes miracles. On tue adroitement l'humanité
sans même qu'elle ne s'en aperçoive. Les gens croient se faire aider
par la médication qui au contraire, appauvrit la vitalité de l'être
et la sensation d'avoir un corps. De là, les gens n'en viennent plus
qu'à rechercher des sensations fortes, car, privés d'un système nerveux
performant, ils sont devenus insensibles. Et pour ressentir la vie,
ils doivent vivre des situations qui frappent, sanguinolentes. La guerre
en est un exemple, les gens sont de plus en plus friands de la violence
à la télévision parce qu'ils ne ressentent plus rien ! La psychose terroriste,
créée de toute pièce par l'empire souterrain et dominant qu'est l'Angleterre,
trahit le sombre dessein des dirigeants de la planète à "geler" la population
pour mieux l'asservir. Tout ce cirque n'est que le reflet de la folie
qui pèse sur l'humanité parce qu'elle est trop endormie pour réagir
et se prendre en main.
Et puis, il y a le désir. Ce poison subtil qui peut faire perdre la
tête pour un homme, lorsque la femme a été bien conditionnée par la
pression sociale à ne pouvoir respirer que par lui. Le désir est un
processus naturel de stimulation des sens. Il existe justement pour
nous procurer la sensibilité d'avoir un corps matériel. Or, la société
de consommation mène les gens à multiplier leurs désirs de manière incessante,
qu'ils soient d'ordre amoureux ou matériels. Cet exercice est une pure
manipulation en vue de créer de l'hyperexcitabilité. Que se produit-il
lorsque le corps est trop stimulé? Il ne peut plus dormir en paix, il
ne peut plus se concentrer au travail et il se fatigue vite, ce qui
appauvrit les relations humaines. Et, à la longue, cette course à la
satisfaction immédiate du désir devient tout simplement intolérable
pour le système nerveux. Le désir sur-stimulé engendre une hyperémotivité
qui, à son tour, attise inutilement les désirs. La personne les reformule
sans arrêt, comme si le désir devait être assouvi sur-le-champ. Autrement,
la vie deviendrait insupportable parce que la personne croit qu'elle
n'aura jamais ce qu'elle souhaite si ce n'est pas tout de suite. Ce
sentiment de manque (voir La quête du détachement) engendre une panique
dans l'individu, qui trahit simplement au niveau du mental, le doute
d'avoir le pouvoir d'affirmer ce que l'on veut, d'avoir le pouvoir sur
sa vie et donc de juger par soi-même des désirs nécessaires pour prendre
une distance avec les faux désirs provenant de la pression sociale.
Le désir qui rend fou est simplement la mauvaise compréhension des mouvements
réels de votre destin. Vous ne comprenez pas comment vous devez agir
en tant qu'être, alors vous vous laissez influencer par l'environnement,
donc par la pression sociale. Les désirs que vous voulez réaliser et
qui ne vous appartiennent pas en propre sont irréalisables. Vous allez
donc désirer quelque chose d'une part et d'autre part, vous aurez l'impression
(vous ressentirez la pression) que vous ne pourrez l'obtenir. Cette
dualité crée une émotion qui vous fait dévier de vos propres forces
vitales. Et voilà que vos énergies sont dispersées, que vous devenez
confuse et qu'il est impossible à vous seule, de corriger la situation.
Dans ce cas, il est bon de laisser aller ses projets pour prendre une
distance, ce qui apaisera le corps, de reconsidérer ses priorités pour
la sauvegarde de son équilibre et de développer de la force mentale,
celle qui mène à forger son identité réelle plutôt qu'à en rechercher
une toute faite par la société. C'est toujours le même combat : David
contre Goliath.
L'individu doit lutter contre les valeurs d'un système de surconsommation.
Les magazines féminins parlent abondamment des manières de réussir son
couple, de garder son homme, d'être sexy. Mais jamais ils ne parlent
de vous forger une identité intérieure, de préserver vos énergies vitales
et de vous apercevoir que vous venez d'une autre dimension que votre
conscience limitée au monde matériel a du mal à digérer. Toute cette
vulgarité sociale n'a pour but que de vous maintenir dans une conscience
fermée et noire, celle qui ne génère que des émotions non créatives
et qui ne tient nullement compte de l'intelligence de vos origines.
Rester branchée à vous-même est un exercice difficile, mais seul ce
travail peut vous permettre d'accéder à l'autonomie. Et lorsque vous
avez franchi cette zone, c'est que vous prenez position plutôt que de
balancer entre la folie et le génie! |
Question: Pourquoi notre Esprit (ou notre double) qui
est une puissante lumière doit-il se libérer du cordon divin afin de
redevenir son propre Créateur (ou un Eternel), et ce Créateur doit-il
aussi se libérer? Et si nous perdons à nouveau la maîtrise de la vie
atomique, on doit recommencer encore? Ne serait-il pas plus simple de
s'éteindre tout simplement...
Lorraine |
Question: Tu dis que le monde des morts sont des âmes
qui n'ont plus la possibilité de se connecter à leur esprit. Est-ce
que tu peux expliquer?
Catherine |
Réponse: D'abord une âme en soi ne détient pas
la possibilité de savoir qu'elle est stationnée dans le plan de la mort.
C'est l'esprit qui avise notre âme sur les réalités de la vie. Ainsi,
lorsque nous mourons sans avoir eu la pleine conscience de notre source
esprit, nous ne pouvons pas savoir qu'une contrepartie de nous-même
tire les ficelles de notre âme. Cette ignorance fait en sorte qu'au
moment où l'âme quitte le corps matériel, elle n'a pas de lien avec
son esprit et elle est prise en charge par des énergies lumineuses de
moindre puissance. C'est le monde du haut astral, souvent confondu avec
la vie nouvelle et le paradis, la paix dans les cieux. Ce haut lieu
d'illusion de la lumière ne peut pas aider l'âme à retrouver son esprit.
Au contraire, le plan de la mort s'oppose à cette connexion. C'est ce
combat que nous entamons en ce nouveau millénaire : nous devons apprendre
à conscientiser les pièges du monde de la mort et ses faux réconforts.
La lumière de la vie est pure, la lumière de la mort est diffuse pour
accentuer la confusion de notre conscience sur notre identité réelle.
Ainsi, si vous vous éteignez sans avoir pu, de votre vivant, rétablir
la connexion avec votre esprit, vous retournez dans le plan de la mort
en attente d'un autre corps et d'une autre vie qui vous donnera encore
la chance de retrouver votre identité réelle. Mais une fois que, de
votre vivant, vous renouez avec votre double, vous ne pouvez pas perdre
ce lien conscient avec la puissance atomique que vous êtes. Cela atteint,
il vous reste encore à traverser la porte de la mort en usant de votre
propre combustible. C'est donc votre propre force de lumière - que vous
aurez appris à développer de votre vivant - qui déterminera si vous
êtes assez puissant pour traverser la porte vers les éthers de création
ou retourner au stade expérimental de la Terre.
Tout créateur doit se libérer de son œuvre. C'est le principe évolutif
de l'univers qui le veut. L'univers a une dynamique d'expansion dans
un cadre d'équilibre. Si un dieu ne se détachait pas de son œuvre, il
n'y aurait pas d'évolution, pas de mouvement, pas d'expansion, pas de
conscience car la lumière stagnerait. Ce sont les ruptures et les naissances
qui illuminent le ciel et le maintiennent en mouvement, en vie. Mais
dans notre quotidien et notre conscience planétaire, nous n'avons pas
besoin de savoir ces choses-là, nous avons besoin d'apprendre comment
accroître notre puissance mentale pour le jour de la grande naissance
de l'Esprit pur que nous sommes. Nous avons besoin de développer cette
puissance d'esprit ici-bas pour mieux échanger entre humains, pour être
plus créatifs, en meilleure santé et un meilleur discernement. Autrement,
on reste dans la réflexion et dans la théorie et cela appauvrit la vie.
Voilà les bénéfices immédiats à rechercher. |
Question: Pourquoi devons-nous retrouver notre identité
terrestre ou astrale? Je croyais que cette identité n'était qu'illusion
ou simplement ce que nous pensions être? Pouvez-vous aussi élaborer
sur l'identité universelle (nous sommes tous Un?)
Lorraine |
Réponse: Tout ce qui a une forme n'est pas notre
identité. Notre identité réelle trouve sa source dans notre conscience
supérieure sous l'éclairage de notre esprit. Nous ne sommes donc pas
tous Un mais plusieurs Un dont la source est universelle.
La nature vibratoire de l'esprit donne la mesure pré-personnelle de
l'identité. En d'autres termes, la manière dont votre lumière pulse
établit la manifestation de votre identité à partir du plan éthérique
jusqu'à la matière. Mais pour la reconnaître, vous devez transcender
votre conscience animale; alors vous entendrez cette pulsation qui est
vous. Pour vous entendre, vous devez d'abord être capable d'établir
la paix dans votre mental.
Avoir de l'identité est la capacité à créer sa vie à partir de cette
pulsation de lumière pré-personnelle plutôt que de la créer à partir
de ses peurs ou des croyances de l'inconscient collectif. Très rares
sont encore les personnes qui parviennent à assumer entièrement une
telle identité.
Une identité est universelle dans la mesure où elle vibre aux principes
évolutifs de l'ordre universel. Elle n'est pas universelle si elle vibre
à l'inconscient collectif mais bien prisonnière de l'animalité de l'être
qui ne parvient pas à s'affranchir du doute et de la peur pour percer
le voile de sa propre identité. Avoir de l'identité est la chose la
plus difficile sur terre, particulièrement maintenant, alors que les
outils de manipulation de masse sont tellement intégrés aux systèmes
sociaux qu'on les croit justes et bons. Or il appartient à chaque individu,
seul à seul contre le système, de briser les chaînes du mensonge qui
l'empêche d'accéder à son identité réelle. |
Question: J'ai une carence d'amour importante depuis
ma prime enfance. J'ai reçu dernièrement beaucoup d'affection d'un homme
magnifique, rempli de tendresse et d'amour envers moi. Je croyais que
ce type de bonheur appartenait aux autres. Par contre, il n'est pas
amoureux de moi. Comment puis-je me forger les forces nécessaires pour
recevoir cette affection et ne plus dépendre d'aucun homme?
Merci !
Manon |
Réponse: La dépendance que vous vivez provient
de la peur d'être vous-même et de vous assumer. Vous conformez votre
comportement à ce qu'on attend de vous pour vous assurer d'être aimée.
Si vous êtes attentive, notez que cette peur vous hante dans tous les
secteurs de votre vie. Vous êtes une personne hyperémotive et vous ne
savez pas si vous avez le droit de dire ce que vous ressentez. Alors
s'installe une insécurité constante en vous, elle vous empêche de parler
de vous et de vous sentir totalement acceptée. Dès que vous vous donnerez
le droit de parler de votre hyperémotivité sans vous justifier ni vous
sentir coupable, vous permettrez une fluidité de votre personne dont
vous découvrirez le plein pouvoir créatif. Vous êtes votre principal
sujet d'étude, vous êtes la personne la plus importante pour vous-même!
|
Question: Vous dites que : "Plus un homme donne, plus
la femme est généreuse. Moins l'homme donne, plus la femme s'épuise
à compenser son égoïsme". L'égoïsme n'est-elle pas une caractéristique
intrinsèque de tous les humains, en ce sens que l'humain fait quelque
chose parce que ça lui rapporte d'une façon ou d'une autre. Et une personne
qui dit à l'autre qu'il ou qu'elle est égoïste, n'est-elle pas elle-même
égoïste en voulant que l'autre pense à elle...? Donc la générosité serait
l'expression d'un égoïsme subtil d'une personne qui pense à elle et
qui est par conséquent généreuse parce que ça fait son affaire...
Martin |
Réponse: La générosité est d'abord et avant
tout un acte d'amour qui se transmet dans le respect de l'autre, en
toute transparence. S'il n'y a ni respect ni transparence entre deux
êtres, alors, effectivement, il n'y aura que des actes intéressés qui
traduiront une étroitesse d'esprit. Le manque de maturité de l'âme et
du mental engendre nécessairement de l'égoïsme. Qu'est-ce que de l'égoïsme?
C'est l'incapacité à transcender ses insécurités par soi-même et donc
la nécessité involontaire de tout ramener à soi, incluant les personnes.
Généralement, les insécurités affectives déstabilisent plutôt les femmes
et les insécurités matérielles, plutôt les hommes. Et la pression sociale
abonde en ce sens. Mais l'insécurité de tous demeure le manque d'identité,
c'est-à-dire le manque de connexion consciente avec son esprit.
Lorsque je dis que l'homme puise dans la femme et que la femme s'épuise
pour l'homme, que l'homme se sert et que la femme le sert, je parle
du manque de maturité d'esprit de l'homme qui ne veut pas écouter la
femme et de la femme qui a peur de perdre son homme. Je dis aussi l'homme
accuse et la femme s'excuse (voir L'amour dévoilé) pour les mêmes évidences.
La révolution de la femme a apporté une égalité très illusoire dans
le traitement entre les hommes et les femmes. La femme ne bénéficie
aucunement à l'heure actuelle de la générosité des hommes. Pourquoi
? Parce que l'homme a cru que la femme, dans l'expression de son affirmation,
le laissait tomber. La première réaction d'un homme privé de l'éclairage
d'une maturité mentale est celle d'accuser les autres de ses malheurs.
C'est ainsi que quand la femme revendique des droits fondamentaux dont
on l'a privée depuis des millénaires, l'homme se met - par effet d'entraînement
dans sa dynamique - à aspirer à davantage de droit plutôt que de partager.
C'est ce qui s'est passé lorsque la femme lui a demandé le partage des
pouvoirs.
La révolution de la femme n'était qu'une introduction à ce qui se trame
dans la société du nouveau millénaire. La femme n'a pas encore commencé
à assumer son vrai pouvoir d'affirmation parce que nombre d'entre elles
ont peur de perdre leur amoureux (ou simplement leur bouée affective).
Une femme qui s'assume ne demande pas la permission d'être respectée,
elle impose le respect. Et si l'homme n'a pas de maturité, il croit
que la femme entre en guerre de pouvoir avec lui. Or, ce n'est absolument
pas le cas. Il s'agit de distribuer les pouvoirs équitablement sur la
terre et pour l'heure, force est de constater que la femme se retrouve
le plus souvent abandonnée avec à sa charge, les enfants et les responsabilités
inhérentes à la qualité des citoyens.
Encore trop souvent, l'homme a peur de devenir un perdant s'il donne
à la femme. Cela transparaît tant dans la dynamique globale de la société
que dans le couple. L'homme est celui qui a le sentiment de devoir délaisser
ses pouvoirs au profit de la femme et naturellement, il craint cette
perte. Mais c'est ignorer la nature non guerrière de la femme.
De plus, beaucoup d'hommes ont profité de la révolution féminine pour
se déculpabiliser d'abandonner la famille et vivre leur vie de garçon
en se disant que la femme n'est plus dépourvue d'argent pour survivre
alors qu'autrefois il était son pourvoyeur. Or la générosité chez un
homme se mesure à sa capacité de s'engager avec une femme en tâchant
de parler de lui pour les bonnes raisons. Non pas pour dominer, ni se
plaindre, ni accuser, ni revendiquer la préséance de son droit de s'amuser
pour laisser sa femme s'occuper des responsabilités. La générosité chez
un homme est celle de devenir attentif à sa femme, de lui faire plaisir
et de chercher l'épanouissement et la beauté de sa femme. Un homme ne
peut devenir un homme qu'à travers l'acte de s'engager envers elle.
Cet acte l'ennoblit et lui donne le sens du respect. S'il ne veut que
préserver son droit de faire n'importe, quoi n'importe quand avec n'importe
qui, il ne pourra jamais devenir un homme et par là, ne sera jamais
généreux ni respectueux des autres.
La femme aime naturellement. Mais lorsque l'homme l'épuise, l'accuse,
se sert de son feu pour tout garder pour lui, il tue la vitalité de
la femme et n'a pas toujours la sensibilité de s'en rendre compte. L'homme
n'a pas de droit sur la femme, il a des responsabilités et des devoirs
envers elle. Il ne peut pas la laisser, comme beaucoup le font aujourd'hui,
gérer toute la survie de la communauté, c'est beaucoup trop lourd pour
elle. Au contraire, le premier devoir de l'homme est de préserver les
énergies vitales de la femme afin que le couple reste fort et que la
vie soit également vigoureuse. L'homme apprend la générosité seulement
à travers les responsabilités et les engagements. Autrement, il reste
un éternel garçon qui quémande sa mère, quoiqu'il en pense. Et cette
immaturité engendre des guerres de pouvoir qui brûlent toujours le feu
de la femme.
Par ailleurs, si la femme n'a pas de maturité, elle aura tendance à
craindre que son mari ne la quitte à tout moment. Cette crainte, fondée
ou non, crée une tension psychique qui la détériore elle-même. Ainsi,
cette femme doit faire un travail sur elle-même pour s'affranchir de
ses craintes car, dans ce cas, ce n'est pas nécessairement l'homme qui
la brise mais elle qui s'éteint et se laisse détériorer. Il est impossible
pour une femme en perte de vitalité d'être généreuse, d'avoir des élans.
Alors, l'être qui vit à ses côtés et qui l'aime, doit l'aider à retrouver
ses forces de vie, à traverser ce gouffre. Il doit éviter le chantage
affectif autant que financier, l'humiliation et les accusations pour
ne pas alimenter l'insécurité de sa femme. Il ne doit pas profiter des
faiblesses de sa femme pendant qu'elle tente d'évoluer.
Enfin, la violence, dont parlent de plus en plus les hommes au sein
du couple, provient non pas de la femme mais de l'homme qui épuise sa
femme. Lorsque l'homme accuse, ridiculise, humilie l'autre, c'est parce
que sa vie ne va pas et qu'au lieu d'en parler, il se sert de sa femme
comme d'une poubelle. Alors, elle s'enlaidit, elle se vide et doit déployer
à un certain moment une force de survie pour sauver sa peau. À ce moment,
l'agressivité qu'elle exprime lui permet de ne pas se laisser tuer par
un homme en détresse. Les hommes ont encore le grave problème de ne
pas exprimer leurs états d'âme (il est préférable qu'ils évitent d'utiliser
leur femme pour régler leur affect). Ces non-dits sont à la source de
nombreux conflits dans le couple à l'heure actuelle.
De son côté, la femme cesse d'être généreuse lorsqu'elle se sent trahie
par l'homme, déçue par son conte de fée (voir encore L'amour dévoilé).
Pour rectifier la situation, soit elle fuit pour ne pas affronter l'intimidation
de son homme face à ses demandes impossibles (elle voudrait qu'il puisse
communiquer et il lui refuse), soit elle parle et exige cette communication
à l'homme. La suite, bonne ou mauvaise, dépendra de la faculté de l'homme
à s'exprimer, de son envie d'être lui-même avec sa femme. C'est à travers
cette parole que l'homme démontrera sa générosité vraie.
Ainsi donc, la générosité se fonde sur des bases très différentes selon
que l'on est homme ou femme. Elle est la preuve que nous sommes capables
de grandir et de remettre notre vie en mouvement. Et si vous croyez
que la générosité est un acte intéressé, c'est parce que vous êtes un
garçon et que vous n'avez pas encore développé la maturité de parler
de vous sans vous juger, ni la sensibilité de reconnaître ce que les
autres vous donnent, alors vous restez prisonnier de la frustration
de ne pouvoir échanger avec vos semblables en toute honnêteté. Si tel
est le cas, vous avez besoin de travailler sur le sentiment de ne pas
mériter l'amour des autres, le sentiment de ne pas être accueilli ou
d'être rejeté et surtout une soif insatiable d'amour parce que vous
éprouvez une méfiance des autres; cette méfiance provient du fait que
vous ne sentez pas vous appartenir pleinement. Faites un travail intérieur
pour apprendre à accueillir l'amour qui origine de votre source plutôt
que de toujours demander aux autres de vous nourrir et de corriger vos
frustrations à votre place, c'est la base de l'autonomie affective.
Dès que vous vous affranchirez de vos insécurités et dépendances, votre
générosité sera plus fluide et vous comprendrez que la base de toute
relation est le respect. |
Commentaire: J'ai lu votre livre intitulé "La quête
du détachement". Il y a beaucoup de sagesse dans cet ouvrage. Merci
de l'avoir publié. J'y ai vu, entendu et ressenti plusieurs passages
qui ajoutent de nouvelles options à mon cheminement. Vous êtes une éveilleuse
d'Esprit. Merci !
Don James |
Réponse: Merci Don James! Ça fait plaisir.
|
Question: Peut-on se réaliser dans sa sexualité aussi
et a-t-on une âme sœur pour cela?
Sylvie |
Réponse: Le concept de l'âme sœur sera justement
abordé dans mon prochain livre, sous la forme fictive d'un roman intitulé
L'âme sœur, dans lequel est évoqué que tout le monde n'a pas une âme
sœur au sens strict. Ce roman paraîtra à l'automne 2002. Bien entendu,
par-delà cette réalité, cela ne vous empêche pas de faire de belles
rencontres et de trouver un partenaire avec qui évoluer à tous les niveaux,
y compris à travers la sexualité.
Lorsque vous parlez de sexualité, j'imagine que vous entendez par ce
terme, l'acte sexuel à proprement dit? Si c'est le cas, l'acte sexuel
a une vocation purement accessoire. La sexualité a permis, depuis la
nuit des temps, de donner envie à l'humain de rester sur terre à travers
cette forme intense de plaisir. Mais, dans son ensemble, elle représente
les forces cachées de l'individu, qui se manifestent à partir de la
puberté. Le développement de la dynamique sexuelle sert à construire
l'identité profonde de l'être pour qu'il devienne éventuellement totalement
autonome et responsable de ses actes. Un être qui ne parvient pas à
maîtriser son énergie sexuelle devient un danger pour les autres (violence,
manipulation, etc.) et souffre d'un manque de maturité dont lui seul
peut s'affranchir. À partir du moment où vous comprenez l'importance
d'explorer cette force pour vous-même, vous ne pouvez plus la soumettre
au besoin purement animal d'une autre personne, qui ne comprendrait
pas la valeur réelle de la sexualité. Voilà ce qu'est à la base se réaliser
dans sa sexualité.
Comprendre cette valeur réelle conduit nécessairement au respect de
l'autre. On ne peut pas se réaliser dans sa sexualité si nous ne parvenons
pas à nous faire respecter. Nous développons ces forces à travers l'acte
de la parole. Personne au monde ne peut vous deviner, si vous ne dites
pas qu'on vous fait mal (dans tous les sens du terme), l'autre ne le
saura pas. Si on ne vous écoute pas, c'est que vous ne parlez pas assez
fort ou que vous vous laissez écraser par l'énergie sexuelle de l'autre.
Cette énergie génère une certaine violence et les gens ne sont pas toujours
au courant qu'ils doivent parvenir à la maîtriser par eux-mêmes. Particulièrement,
les hommes se servent des femmes pour dévier leur trop plein de violence
non assumée. C'est tout le contraire du respect. Dans ces conditions,
évidemment, vous ne pouvez pas vous réaliser avec un autre dans la sexualité.
Pour y parvenir, vous devez être deux individus autonomes, en contrôle
de leurs énergies respectives et conscientes de vos incapacités. Si
vous êtes une victime, vous êtes responsable de faire cesser cette dynamique
de soumission. Si vous avez tendance au contraire à déverser votre violence
sur l'autre, vous devez entreprendre un long périple intérieur pour
mater cette force. C'est le véritable chemin de la réalisation. Et sans
la sexualité, nous ne pouvons pas nous réaliser.
Le degré de violence généré dans notre société démontre la naïveté extrême
des consciences. La mentalité nord-américaine du culte de la jeunesse
éternelle détériore la qualité sexuelle des individus car elle entretient
un mythe plutôt que d'encourager l'exploration des véritables clés de
la sexualité. Le mythe fait croire à la quête perpétuelle du plaisir
et à la possibilité de fuir la douleur. Or tout s'équilibre dans la
vie. Les souffrances qui vous servent à développer votre force - que
vous cherchez à balayer - vont revenir vous hanter, si ce n'est pas
vous, alors ce sont vos enfants qui les subiront. Mais vous devrez un
jour vous rendre des comptes à vous-même. Le plaisir n'est qu'une conséquence
minime de la sexualité qui, au fond, est l'outil de développement personnel
le plus puissant qui soit. C'est grâce à cette force que nous apprenons
à soutenir notre identité, que nous pouvons la préserver contre les
dangers de la société de consommation. Sinon, nous sommes à la merci
du marché, basé sur le profit à tout prix et sur une fausse image de
perfection.
En ce sens, j'insiste sur le fait que les enfants et les adolescents
sont des êtres absolument vulnérables et que laissés à eux-mêmes, sans
l'encadrement d'une autorité morale, vont nécessairement dégrader le
potentiel de leur force intérieure. Les enfants et les adolescents n'ont
pas encore la capacité de préserver leurs forces vitales et sont la
proie de ce marché de consommation. Si vous êtes parent, vous devez
vous-même combattre tous les agresseurs publics qui tentent de fournir
une fausse identité à vos jeunes ainsi qu'à vous-même. Si vous ne protégez
pas vos enfants, en les informant constamment des dangers, c'est que
vous-même n'avez pas développé suffisamment de force et ne pouvez pas
vous épanouir dans le respect de votre sexualité. Se réaliser dans sa
sexualité, c'est apprendre à définir son identité et à déployer sa dynamique
intérieure pour se préserver plutôt que de dilapider ses énergies. Et
croyez moi, l'économie de marché ne veut qu'une seule chose : voler
les forces vitales de chaque humain.
Apprenez à vous affirmer d'abord à travers vos gestes quotidiens, à
travers les petits conflits qui en découlent. Lorsque vous vous taisez,
vous êtes en train de dire au reste du monde que votre vie ne vaut pas
la peine. Lorsque vous punissez l'autre sans lui dire pourquoi, vous
détruisez deux personnes parce que vous avec trop d'orgueil pour lui
dire simplement ce qui ne va pas. Or cette force sexuelle, c'est votre
instinct de survie qui, uni à votre esprit, devient votre identité réelle.
À vous de prendre plaisir à la manifester. Partout, à tout moment, vous
pouvez vous réaliser dans votre sexualité, et pas seulement avec une
âme sœur. L'amour à deux contient une large part d'illusion (voir L'amour
dévoilé). La sexualité aussi! À vous de fracasser ces voiles qui vous
détournent de l'essentiel : vous. Car vous êtes la personne la plus
importante pour vous-même! Si vous n'êtes pas bien dans ce que vous
vivez sur le plan sexuel, il faut réagir. Parlez-en en toute simplicité.
Si vous êtes bien, alors continuez de parler pour poursuivre votre évolution.
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